Définition du terrorisme

Comme le terme « laïcité« , le mot « terrorisme » fait l’unanimité dans les réactions mais divise profondément quant à sa définition .

La condamnation qu’il engendre est en effet unanime, mais divise profondément quant à ce qu’il désigne. Tout le monde condamne le « terrorisme » – même si des définitions divergentes font flores. Ainsi, lors du sommet de l’ONU de septembre 2005, il y eut consensus des états membres  sur une condamnation du terrorisme « sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, quels qu’en soient les auteurs, les lieux et les buts ». Mais les états continuent à s’opposer sur la définition de ce terme (cf. les §157-160 du High Level Panel de l’ONU sur le terrorisme) – et chacun met ce qu’il veut et qui il veut derrière ce terme.

Je présenterai cependant ici ma démarche et la  définition que je retiens pour ce terme – considérant cette définition comme la plus objective possible. C’est selon cette définition  que le terme « terrorisme » est et sera employé sur ce site.

Tout d’abord , remarquons que le simple fait de vouloir instiller la terreur par la violence à un groupe de personnes – selon une définition étymologique du terme – ne suffirait pas à caractériser le terrorisme. La « peur du gendarme » ou la crainte éprouvée face à un maître ne relèvent évidemment pas du terrorisme.

Un autre écueil lorsqu’on cherche à définir ce qu’est le terrorisme est de s’attacher à l’auteur de l’acte ou à ses visées stratégiques ou politiques. Ce genre d’approche subjective conduit au relativisme qui voudrait que « un terroriste pour l’un est un combattant de la liberté pour l’autre ». Cela interdirait la qualification d’un acte de terrorisme en dehors de sa propre conviction. Cette définition suppose qu’il faille condamner un acte pour savoir s’il est condamnable.

Si on cherche donc à avoir une définition objective du terrorisme, et à le différencier d’autres formes de violence, on peut convenir que ces actes visent des civils (à la différence des actes de guerre). Notons que par « civils », j’entends des personnes non armées n’étant pas « d’active » dans une organisation armée (indépendamment du rattachement ou non à un corps militaire – par exemple sans faire de distinction entre police et gendarmerie – ou du caractère officiel ou clandestin de cette organisation). On observera également que ces civils sont visés délibérément (à la différence des victimes de crimes commis par des fous n’ayant pas conscience de leurs actes, ou aux civils tués involontairement lors de conflits armés). On remarquera enfin que ces civils ne sont pas visés personnellement en fonction de ce qu’ils ont fait (comme dans le cas d’un règlement de compte mafieux ou d’un crime passionnel), mais de manière indiscriminée, au hasard, en fonction de son appartenance réelle ou supposée à un groupe religieux, ethnique, national …

 

Ces trois critères me semblent constituer les conditions nécessaires et suffisantes pour qu’un acte soit considéré comme terroriste. Le terrorisme serait donc ainsi défini :

Terrorisme : Violence, ou tentative de violence, visant délibérément et de manière indiscriminée  des civils (ou leurs biens) uniquement en raison de leur appartenance réelle ou supposée à un groupe religieux, ethnique, nationale, philosophique …

 

 

 

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